Collines – deuxième opus, de Stéphane Lombard : huis-clos fantastique dans un hôtel rouge, entre fantômes, destin et créature surnaturelle

14 février 2026. C’est le genre de date qu’on entoure en rouge dans un agenda : passion, urgence, battements du cœur. Et si la sortie du roman Collines (Deuxième Opus) signé Stéphane Lombard n’était pas qu’une coïncidence ? Après avoir été happée l’été dernier par le premier volet — cette plongée dans une forêt hantée qui remuait les vérités comme des feuilles mortes — me voilà invitée, en avant-première, dans un autre décor étouffant : un hôtel isolé, suspendu dans les collines, où le rouge pulse à chaque page.


1. Hôtel isolé dans les collines :

un huis-clos fantastique hypnotique

L’ouvrage s’ouvre sur une dispute de couple en voiture. Claire et James, jeunes, vibrants, égarés sur une route qui se tortille comme une pensée trop sombre, arrivent au seuil de l’hôtel Grenat. Ce cadre d’entrée, brutalement humain, ancre le fantastique dans le réel : l’amour, la frustration, la perte de contrôle. Ce qui les entoure les dépasse déjà — comme si la route elle-même les avalait.

Et c’est là que réside la force de Stéphane Lombard : nous faire entrer d’un pas familier dans un monde qui se dérègle doucement. L’hôtel n’est pas juste un décor, c’est un personnage à part entière. Coincé dans les hauteurs, loin de tout repère marin, il impose son propre temps. Sur ce point, l’auteur confiait dans une interview accordée le 20 juin 2025 que l’enfermement n’était pas seulement physique, mais intérieur, psychologique, presque géographique — d’où cette attirance pour les lieux qui contraignent les êtres à révéler leurs failles. Mission accomplie ici : les collines encerclent les protagonistes, les retiennent, les forcent à revenir à eux-mêmes comme un cycle inéluctable.


2. Le rouge omniprésent :

symbolique, amour, sang, fatalité

14 février 2026. C’est le genre de date qu’on entoure en rouge dans un agenda : passion, urgence, battements du cœur. Et si la sortie du roman Collines (Deuxième Opus) signé Stéphane Lombard n’était pas qu’une coïncidence ?

Si le premier opus murmurait l’émeraude sombre des bois, ce second ouvrage hurle le rouge. Dès les premières pages, les tapis, les lampes, les rideaux, puis les émotions elles-mêmes se parent de cette couleur magnétique. Le rouge devient un leitmotiv hypnotique, presque sensoriel. On ne le lit plus, on le ressent : chaleur inconfortable, fer métallique, désir et alerte.

Victor, l’un des personnages les plus intrigants, semble lié à cette teinte comme à un pacte. Sa présence rougit tout ce qu’il approche : attirance, malaise, charisme inquiétant. Dans l’interview, Stéphane Lombard révélait son intérêt pour les couleurs comme “vecteurs émotionnels inconscients”, capables d’orienter le lecteur sans un mot. Ici, le rouge agit comme un conduit énergétique : il traverse les pages comme le monstre traverse les conduits de l’hôtel. Parallèle troublant qu’il assumait en expliquant que

“chaque élément dans Collines est pensé comme un rhizome : système racinaire horizontal qui connecte tout, du visible à l’invisible.”

Et ce rouge, publié un futur 14 février, ouvre une question sublime : est-ce la couleur de l’amour ou celle du sang versé pour le sceller ? Dans l’hôtel Grenat, l’amour souffre, se déchire, se teste, comme s’il devait payer son tribut. Le rouge n’est pas romantique : il est vital. Il attire parce qu’il effraie. Il rassure parce qu’il saigne. Il captive parce qu’il menace.


3. Personnages et entités invisibles :

un destin sous influence

Émilie elle-même est à l’épicentre. Pas venue par envie, mais “imposée”, coincée là par une dynastie familiale qu’elle défie autant qu’elle porte : son père, sa belle-mère, ses propres limites. Un personnage qu’on veut serrer dans nos bras et pousser en même temps vers la sortie, en lui disant “Respire, tu es plus forte que ce labyrinthe”.

Claire et James incarnent une jeunesse à l’ego vibrant, tandis que, Victor, lui, appartient à une autre catégories : l’entre-deux. Ombre rouge ambulante, il agit comme un aimant mystique. Ses interactions semblent guidées par une entité sans visage — un fil invisible que le lecteur suit comme un battement cardiaque trop fort dans une tempe. Là encore, l’interview éclairait : Stéphane Lombard aime “laisser l’ombre faire le travail narratif”, créer du doute plutôt que y coller une étiquette. La peur n’est pas dans la réponse, mais dans l’espace entre les réponses.


4. Forêt, esprits et bijoux :

qui est Marie, et que veut-elle à Émilie ?

Ah, Marie … Je la retrouve comme une vieille connaissance spectral. Elle se manifeste à Émilie via un bijou — objet minuscule, mais vibrant d’une aura immense. Le bijou est incandescent, chargé. Est-elle un fantôme ? Un souvenir ? Un esprit lié au lieu ou à une lignée ? Et quel est son lien avec Victor ? Cette question plane sur le roman comme une brume rouge-bleu qui se mélange à la couverture (image que je verserai dans le billets, mais pas en priorité digitale — promis, pas de spoiler graphique ici 😉).

L’auteur expliquait que les objets porte-messages sont ses symboles préférés car ils sont silencieux, affectifs, transmissibles. Et je te jure que ça fonctionne tellement : j’avais constamment l’impression que ce bijou me regardait, moi aussi, au-delà des pages.


5. Couverture du roman :

esthétique et promesse d’un mythe chromatique

Pas besoin d’en faire des caisses, mais deux mots quand même. La couverture juxtapose bleu profond et rouge ardent dans un effet d’eau et de flamme. Une main tendue, une matière mouvant à l’arrière-plan, un titre aux courbes spectrales. Elle n’explique rien, mais promet tout. Comme disait l’auteur : “Je veux que le lecteur n’ait pas toutes les réponses en entrant dans Collines, mais toutes les questions.

Et cette couverture atteint son but : elle donne immédiatement envie d’ouvrir, d’oser, de s’égarer volontairement.


6. Les collines, l’ambiance et le destin :

quand le lieu contraint pour mieux libérer

Le roman respire un air raréfié, celui des altitudes émotionnelles. Les collines resserrent le périmètre, étouffent le bruit du monde pour amplifier celui de l’intérieur. Le rouge y fleurit comme un champ de coquelicots mentaux : beauté, blessure, intensité, mort possible et renaissance probable.

Stéphane Lombard confiait dans son interview qu’il a écrit Collines comme une boucle initiatique : sortir d’un conduit, entrer dans un autre, revenir à son propre conduit. C’est ça que j’aime dans cette histoire : l’addictivité n’est pas une fuite, c’est un rappel. Le roman ne nous distrait pas de nous-mêmes, il nous y ramène… parfois par strangulation, parfois par illumination. Mais jamais gratuitement.


Verdict de lecture

Si vous aimez les récits :

  • intenses,
  • colorés symboliquement,
  • qui vous attrapent par l’âme avant de vous lâcher par l’esprit,
  • où des lieux deviennent des forces…

Alors, foncez. Le roman fantastique Collines deuxième opus est une expérience, un passage, un tunnel rouge qui laisse des traces bleues dans le cœur.


Invitation à la discussion et à la précommande

Ici, je n’ai qu’une envie : vous dire “Entrez dans ces collines, laissez le rouge faire bouger votre pouls, mais revenez m’en parler ensuite.”
Précommandez le roman Hôtel Grenat dans sa version Kindle, discutez-en dans le groupe de lecture Les Chats Livres, comparez vos théories sur Marie, Victor et les conduits vivants de l’hôtel. On se retrouve de l’autre côté pour décortiquer nos ressentis… avec un thé, un chat, et mille questions brûlantes. Parce qu’ici, on lit ensemble — on frissonne ensemble aussi.

Association Les Chats Livres

Author: Angelique

Angélique est lectrice passionnée, chroniqueuse littéraire et amoureuse des chats. Elle a créé Les Chats Livres pour partager un univers où lecture, douceur et bien-être félin se rencontrent. À travers ses articles, elle invite chacun à ralentir, à rêver et à savourer des instants cosy, entre mots et ronrons.


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