Hello mes adorables amis-nautes,
Alors, cette rentrée 2026, vous l’avez vécue comment ? En douceur, avec la sensation délicieuse que l’été pouvait encore durer trois mois ? Ou directement projetés dans les agendas, les rendez-vous, les listes de choses à faire et les « il faut absolument que… » ?
De mon côté, malgré un emploi du temps de ministre, je pense à vous.
Et comme je profite de mes marches quotidiennes pour entretenir ce qui peut encore l’être, aussi bien physiquement que mentalement, j’emporte régulièrement mon appareil photo avec moi. Résultat : je reviens avec des kilomètres dans les jambes, des dizaines de clichés et, assez souvent, la certitude d’avoir photographié exactement le même arbre sous quatre météos différentes.
Bienvenue en Bretagne.
Photographier la Bretagne : sport de haut niveau
Bien sûr, j’ai du matériel photographique professionnel, hérité de mon papa. Du vrai matériel, sérieux, avec lequel on peut probablement faire des merveilles lorsque l’on maîtrise tous les réglages. Petit détail : en Bretagne, le ciel n’attend pas que vous les maîtrisiez.
Pendant une promenade de deux heures, j’ai pu avoir du soleil, des nuages, une petite pluie, de nouveau du soleil, un ciel franchement menaçant, puis une lumière magnifique donnant l’impression que rien ne s’était passé.
Autrement dit, le temps que je règle l’appareil pour photographier sous les nuages, le soleil était revenu. J’utilise donc aussi un APN étanche. Cela ne signifie absolument pas qu’il pleut beaucoup en Bretagne. Je refuse d’alimenter cette légende. D’ailleurs, le maïs peut témoigner en ma faveur.
Et s’il refuse, je demanderai un avocat.
Trélivan, mon camp de base breton
J’ai beaucoup photographié Trélivan, puisque mes parents y résident et que le village est devenu mon camp de base lors de ce court séjour. Trélivan est située dans les Côtes-d’Armor, département 22, et appartient à Dinan Agglomération. La commune compte 2 865 habitants pour une superficie de 11,33 km² selon les données 2026. Son site officiel met notamment en avant plusieurs circuits pédestres balisés et des promenades autour des étangs. Autant dire que mes chaussures de marche n’ont pas vraiment eu droit aux vacances.
À Trélivan, j’ai photographié les rues, les maisons, les jardins, les chemins et surtout ces petits détails du quotidien auxquels les habitants ne prêtent probablement plus attention. C’est peut-être cela que j’aime le plus dans la photographie : regarder longuement ce que les autres ne voient plus.
Et puis, quand le besoin de mer devenait trop fort, je changeais de décor.
De Trélivan à la Côte d’Émeraude :
petite correction géographique au passage
Parce que je tiens tout de même à conserver un minimum de crédibilité avant de devenir une immense célébrité locale, voici une petite rectification géographique.
Trélivan est bien dans le 22. En revanche, Dinard, Saint Lunaire et Saint-Briac-sur-Mer sont dans le département d’Ille-et-Vilaine, le 35.
J’ai donc changé de département pendant mes escapades maritimes. Sans passeport. Sans contrôle douanier. Et sans même m’en rendre compte. L’INSEE confirme que Dinard, Saint Lunaire et Saint-Briac-sur-Mer appartiennent toutes trois à l’Ille-et-Vilaine.
Voilà. L’honneur du blog est sauf.
Dinard, ou l’appel irrésistible du bord de mer
Lorsque j’ai envie de me ressourcer, la mer agit sur moi avec une efficacité redoutable. Direction donc Dinard et la Côte d’Émeraude.
Dinard possède cette élégance balnéaire immédiatement reconnaissable. Les grandes villas qui dominent la mer ne sont pas seulement photogéniques. Elles racontent aussi l’essor de la station à partir du XIXe siècle. L’Office de tourisme propose d’ailleurs sept circuits pédestres consacrés au patrimoine bâti dinardais, notamment autour de Saint-Énogat et des villas de bord de mer.
Et puis il y a la Promenade du Clair de Lune (fille aînée l’avait nommée « fête des fleurs »), entre la Pointe du Moulinet et la plage du Prieuré. Environ un kilomètre de balade entre mer, jardins, villas et végétation qui donnerait presque envie de marcher tranquillement.
J’ai dit presque.
Parce qu’avec moi, une promenade tranquille devient rapidement une opération photographique : arrêt, cadrage, photo, trois pas, nouvel arrêt, changement de lumière, nouveau réglage, deuxième photo, « attends, celle-ci est mieux », puis retour de vingt mètres parce que, finalement, l’autre angle était intéressant.
Mes deux heures de marche possèdent donc une géométrie assez personnelle.
Saint-Lunaire et sa lumière
qui donne envie de s’arrêter partout
En passant par Saint-Lunaire, difficile également de laisser l’appareil photo dans son sac. La commune se trouve elle aussi sur la Côte d’Émeraude et possède notamment la superbe Pointe du Décollé. De là, le panorama s’étend de Saint-Malo jusqu’au Cap Fréhel. Les villas qui bordent la pointe témoignent quant à elles de l’essor balnéaire des XIXe et XXe siècles.
Autrement dit, c’est exactement le genre d’endroit où je peux annoncer :
« Je prends juste une photo. »
Phrase qui, dans ma bouche, signifie généralement :
« Nous repartirons dans quarante-cinq minutes. »
Saint-Briac-sur-Mer, le charme des venelles
et de l’ancien village de marins
Puis vient Saint-Briac-sur-Mer, autre merveille de la Côte d’Émeraude et la maison de mes arrière-grands-parents. J’aime particulièrement l’atmosphère de ce village, son patrimoine maritime et ses petites rues. Le centre ancien conserve tout un réseau de venelles autour de l’église, avec maisons de marins, anciennes demeures de capitaines, porches et cours cachées. Un circuit d’environ 4,8 kilomètres permet d’ailleurs de parcourir ces ruelles et de découvrir cette histoire maritime.
Saint Briac a aussi inspiré de nombreux artistes, ce qui n’étonne finalement pas beaucoup lorsque l’on découvre ses paysages. Personnellement, devant certains panoramas, je ne ressens pas immédiatement le besoin de peindre un chef-d’œuvre. Je commence par prendre quinze photos.
Chacun son talent.
Une randonnée avec le petit bonhomme rouge
Le dimanche fut réservé à une petite randonnée avec mon papa. Sur les photos, le petit bonhomme en rouge, c’est lui.
Ne vous laissez pas abuser par le mot « retraite ». Chez mon père, il semble surtout signifier : enfin suffisamment de temps pour remplir chaque case de l’agenda.
Et lorsque sa fille unique arrive en Bretagne, la machine organisationnelle passe immédiatement en vitesse supérieure. Je vous rappelle que je suis sa très précieuse fille unique.
- Oui, enfant unique.
- Cela explique certaines choses.
- Je vous laisse décider lesquelles.
Mon papa, impresario bénévole de sa fille
Mon père est donc absolument ravi de présenter sa fille un peu partout.
- Le concept est simple.
- Il connaît quelqu’un.
- Cette personne doit me connaître.
- Elle connaît quelqu’un d’autre.
- Cette autre personne doit également me connaître.
En quelques jours, j’ai ainsi découvert qu’il était parfaitement possible de construire une carrière publique sans agent artistique, sans attaché de presse et sans aucune consultation préalable de la principale intéressée.
Grâce à papa.
Je suis levée à l’aube, intégrée à différentes activités, présentée, représentée et probablement commentée une fois partie. Mon père appelle cela être fier de sa fille.
Moi, j’appelle cela une campagne de communication territoriale extrêmement efficace.
Même l’Ardèche m’a retrouvée en Bretagne
C’est ainsi que je me suis retrouvée à la messe du samedi soir. Je précise que je n’étais pas retournée à l’église depuis mon mariage. Donc oui, ça date.
Et là, surprise : le prêtre est Ardéchois et connaît mon village. Il porte en plus un nom particulièrement célèbre : de Montgolfier.
À cet instant précis, j’ai compris une chose essentielle. Je pouvais traverser la France, changer de région, prendre le TGV, m’installer en Bretagne…
l’Ardèche avait décidé de me suivre.
J’ai sincèrement envisagé la possibilité que mon ancienne région ait placé une balise GPS dans mes bagages. Les paroissiens, quant à eux, ont enfin pu mettre un visage sur « la fille de ». Parce que mon papa est très investi. Et moi, désormais, je suis identifiée.
De la chorale paroissiale à la célébrité locale
Lorsque vous lirez ces lignes, je serai normalement dans le TGV avec mes encombrants bagages. Je dis normalement, parce qu’avec moi il faut toujours conserver une petite marge pour :
- un changement de programme ;
- un excès de bagages ;
- une décision prise au dernier moment ;
- les trois simultanément.
Entre-temps, j’aurai également chanté avec la chorale de la paroisse à l’occasion d’obsèques. Un moment d’une tout autre tonalité, auquel j’aurai participé avec le respect qu’il méritait. Et, bien entendu, le bouche-à-oreille a continué son œuvre.
Mes parents sont désormais invités « avec leur fille ».
- Un café chez les uns.
- Une rencontre chez les autres.
- Une nouvelle présentation ailleurs.
- À ce rythme, mon agenda commence à ressembler à celui d’une personnalité en tournée promotionnelle.
Prochaine étape : les photos dédicacées
Je mesure évidemment toute l’ampleur de cette gloire naissante avec beaucoup de modestie. Le mois prochain, je vais donc prévoir quelques jolies photos de moi.
- Pour pouvoir les dédicacer.
- Vous pouvez rire.
- Vous avez même le droit de rire très fort.
- Le problème, c’est que vous me connaissez : je suis parfaitement capable de le faire.
- Je visualise déjà la scène.
« Pour Monique, avec toute mon amitié. »
- Signature : Petit cœur.
- Date.
- Éventuellement numéro de série si la demande explose.
- Le star-system de Trélivan n’a qu’à bien se tenir.
Des photos de Bretagne,
mais surtout des petits morceaux de vie
Au fond, c’est peut-être cela que j’avais envie de partager avec vous aujourd’hui. Pas seulement de jolies photos de Bretagne, de Trélivan ou de la Côte d’Émeraude. Mais ce qui se trouve autour.
- Une promenade avec mon père.
- Une lumière qui change.
- Une petite route que l’on découvre.
- Le bruit de la mer.
- Une rencontre imprévue.
- Un souvenir familial.
- Un éclat de rire.
- Une journée durant laquelle on devait simplement « aller marcher » et qui se transforme finalement en nouvelle anecdote à raconter.
Et puis, entre nous, si je dois marcher deux heures par jour, autant revenir avec des images et quelques histoires. Sinon, ce serait simplement du sport. Et là, je trouve immédiatement le concept beaucoup moins séduisant.
Alors dites-moi : vous aimez mes photos de Bretagne ?
Vous préférez les paysages maritimes de Dinard, Saint-Lunaire et Saint-Briac-sur-Mer, ou l’atmosphère plus paisible et verdoyante de Trélivan ?
Je vous retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures. Et si vous souhaitez voir davantage de photos, j’en partage également sur mon compte Instagram privé.

Quant à Justin, je n’ai pas oublié ma promesse : Justin Busch, les recettes culinaires arrivent.
Mais aujourd’hui, la dégustation était bretonne.
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Bonjour Angélique, Intéressants tes textes avec moult détails sur la Bretagne et surtout tes photos qui font découvrir des petits coins sympas… A renouveler !
Bonjour José. Mon prochain rendez-vous sera plus proche de la mer. Pour l’heure, le TGV va bientôt me larguer à Lyon. Je songe à prendre une carte « grande voyageuse ». Très belle journée.
C’était impossible pour moi de découvrir tous les villages de France, même en 4 ans du Tour, mais Trélivan, c’est joli !
Quant à la fin, tu y arriveras quand tu y arriveras, pas de pression !
Ben j’ai au moins pris ma première correspondance. Je te ferai visiter les villages de Bretagne et les nombreuses spécialités des bords de mer.
Ça donne envie de suivre tes pas et de découvrir ces paysages 🙂
Merci 😉. Je viens de prendre ma correspondance à Lyon et l’air de la mer me manque déjà.
bonjour, comment vas tu? merci pour ce beau partage. j’aimerais découvrir la Bretagne. ce sera pour uen prochaine vie. passe une belle soirée et à bientôt!
Nous aurons tous une autre vie 😋