Il y a des commencements qui ne font pas de bruit. Ils ne ressemblent pas toujours à une grande décision spectaculaire, ni à une porte que l’on claque, ni à une vie que l’on transforme en une journée. Parfois, un commencement prend la forme d’un carnet ouvert, d’un stylo posé sur une table, d’une respiration plus lente, d’un texte imprimé puis collé avec soin entre deux pages.
Aujourd’hui, 15 juin 2026, je commence réellement mon chemin de Retour à l’âme : 28 jours pour me retrouver.
Presque un mois s’est écoulé depuis la signature de mon contrat sacré avec moi-même. Je l’ai écrit le 18 mai, comme une promesse intime, puis je l’ai symbolisé par une bague. Non pas une bague offerte par quelqu’un d’autre, mais une bague choisie comme un signe d’engagement envers moi-même. Un acte d’amour discret, visible à mon doigt, mais destiné avant tout à mon âme.
Ce journal devient ici un espace de vérité. Je l’écris à la main, mais aussi au clavier. J’imprime certains textes, je les colle, je les relis. Mon carnet devient un refuge, un témoin, un lieu intérieur matérialisé. Et si je partage ce premier jour sur le blog, ce n’est pas pour exposer une blessure comme on ouvre une vitrine. C’est pour donner la parole à ce qui reste trop souvent enfermé. C’est pour rompre la solitude. C’est aussi par honnêteté envers les membres de l’association, envers les lecteurs, envers celles et ceux qui suivent le café littéraire et comprennent que l’animatrice, comme tout être humain, traverse elle aussi ses saisons intérieures.
Journaling thérapeutique : écrire pour revenir à soi
L’écriture a toujours eu quelque chose de réparateur. Dans un café littéraire, nous parlons souvent des livres comme de compagnons de route, de refuges, de miroirs. Mais aujourd’hui, le livre que j’ouvre est plus intime encore : c’est celui de ma propre vie, accompagnée par Universoi.
Ce premier jour de journaling thérapeutique n’est pas simple. Il me demande de regarder où j’en suis, sans détour, mais sans violence. Je viens avec ma fatigue, mes contradictions, mes questions sans réponse. Je viens avec de la colère encore présente, de la rancœur parfois, et cette tendance douloureuse à me juger sévèrement.
L’affirmation du jour résonne alors comme une main posée doucement sur l’épaule :
« Mon jugement de mon être n’est pas ce que je suis. »
Cette phrase ouvre un passage. Elle me rappelle que mes erreurs, mes attachements, mes moments d’égarement ne définissent pas la totalité de mon être. Je peux reconnaître que je me suis perdue sans me condamner. Je peux voir les relations toxiques, les mécanismes d’emprise psychologique, les failles ouvertes par la solitude, sans réduire mon histoire à une honte.
Écrire, aujourd’hui, c’est commencer à remettre de la lumière dans les zones confuses. C’est dire : je ne comprends pas encore tout, mais je m’écoute enfin.
Nouvelle Lune en Gémeaux :
un rituel slow living pour commencer autrement
J’aime vivre au rythme des astres et des saisons. Même si ma foi en l’astrologie reste prudente, j’aime ces rendez-vous symboliques qui nous invitent à ralentir, à observer, à ressentir. Cette Nouvelle Lune en Gémeaux arrive comme un souffle de commencement. Elle parle de mots, de mouvement, de communication, de choix intérieurs.
Et c’est exactement là que je me trouve : au seuil d’un dialogue nouveau avec moi-même.
Le slow living n’est pas seulement une esthétique douce faite de tisanes, de carnets et de lumière dorée. C’est une manière de reprendre contact avec ce qui est essentiel. Ralentir, ce n’est pas fuir le réel. C’est au contraire accepter de le regarder plus finement. C’est cesser de courir après les urgences extérieures pour entendre enfin les urgences de l’âme.
Ce premier jour de retour à moi commence donc simplement : écrire, marcher, respirer, écouter ce que mon corps tente de dire depuis longtemps.
Depuis le 12 juin, je marche chaque jour. La marche devient un rituel de recentrage, un premier soin. Un pas après l’autre, quelque chose se remet en mouvement. Le corps avance avant même que le mental ait tout compris. Il m’aide à déposer les tensions, à clarifier mes pensées, à retrouver un axe.
Sortir de l’emprise psychologique :
nommer sans se perdre
Il est difficile d’écrire ces mots, mais ils font partie de mon intention : je souhaite sortir de l’emprise psychologique qui m’a rendue esclave intérieurement, en particulier dans certaines relations qui ont pris trop de pouvoir sur moi.
Nommer cela ne signifie pas tout résoudre immédiatement. Cela signifie commencer à ne plus minimiser. Cela signifie reconnaître les mécanismes qui m’ont éloignée de moi : la confusion, la peur, la culpabilité, le besoin d’explication, l’attente d’une validation extérieure, la difficulté à poser une limite claire.
Hier, j’ai mis fin à une relation qui se présentait depuis des années comme une aide, une amitié, un conseil. Une personne qui occupait trop d’espace, qui prétendait savoir, guider, expliquer. Mais face à une simple question, la réaction a été violente. Les cris ont remplacé l’écoute. Le contrôle s’est révélé derrière le masque du conseil.
J’ai coupé le téléphone.
Ce geste, en apparence banal, a été un acte profond. Je n’ai pas seulement interrompu un appel. J’ai interrompu une répétition. J’ai cessé de chercher une explication auprès de quelqu’un qui ne pouvait pas m’en donner une juste. J’ai choisi de protéger mon espace intérieur.
Bien-être holistique :
faire le bilan de ma vie avec douceur
Pour ce premier jour, je choisis de faire un bilan honnête de ma vie. Non pas un bilan pour me juger, mais pour voir où l’énergie circule encore et où elle s’est figée.
Ma santé demande de l’attention. Je sais que je ne prends pas assez soin de mon corps. Un bilan médical s’impose, et j’ai décidé de trouver un médecin pour septembre. L’été m’aide déjà un peu : la chaleur, la lumière, l’envie de nature, de jardin, de nourriture plus saine. Mon corps n’est pas un outil secondaire. Il est ma première maison.
Mes finances ont été fragilisées par des mois de dépenses éparpillées, comme si des achats venaient combler un vide intérieur. Mais ce matin, j’ai tout remis à jour. C’est un geste concret, presque administratif, mais profondément symbolique : reprendre mes comptes, c’est reprendre un morceau de pouvoir personnel.
Mon activité professionnelle et mes projets sont ralentis. Le café littéraire n’est pas encore ouvert. Mes formations, mes passions, mes élans créatifs ont été laissés de côté. Pourtant, je sens que tout cela n’est pas mort. C’est en attente. Comme une graine sous une terre lourde.
Ma créativité semble au point mort, mais écrire ce journal est déjà une reprise. Coller ces textes dans mon carnet, créer une trace, fabriquer un objet intime et vivant : c’est une première manière de réhabiter ma force créatrice.
Café littéraire, lectures
et honnêteté envers la communauté
Les livres restent mon fil d’or. Lorsque je n’arrive plus à me concentrer, j’écoute des livres audio. Je continue ainsi à nourrir ma passion, mes chroniques, mes liens avec les auteurs, les éditeurs, les maisons d’édition. La lecture demeure un espace où je respire encore.
Partager ce journal sur le blog, c’est aussi reconnaître que l’animatrice du café littéraire influence nécessairement le rythme du projet, les publications, l’énergie associative. Je ne veux pas cacher derrière une façade parfaitement organisée ce qui demande, en moi, soin et reconstruction.
Les Chats Livres est pensé comme un lieu de lecture, de douceur, de lien, de bien-être holistique et de créativité. Comment pourrai-je porter ces valeurs sans accepter de les vivre moi-même, même dans leur forme la plus fragile ?
Ce partage n’est donc pas une mise en scène de l’intime. C’est une invitation. Peut-être que certains lecteurs traversent eux aussi une période de confusion, de solitude, d’épuisement ou de retour à soi. Peut-être que ce journal leur donnera envie d’ouvrir un carnet, de marcher dix minutes, de poser une limite, de demander de l’aide, de déposer un commentaire, ou simplement de se sentir moins seuls.
Ma maison intérieure et extérieure :
commencer par un petit territoire
Quand je regarde ma maison, je sens parfois mon énergie se vider. Les années ont accumulé du désordre, des travaux, de l’usure. Le jardin lui-même reflète ce malaise. Il y aurait tant à faire que je pourrais me décourager avant même de commencer.
Alors je commence petit.
J’ai repris possession de la cuisine.
C’est peu, peut-être. Mais c’est déjà immense. La cuisine est un lieu de soin, de nourriture, de chaleur. La remettre en ordre, c’est créer un premier territoire apaisé. Un endroit où préparer quelque chose de simple, de sain, de vivant. Un lieu qui dit : ici, je recommence à prendre soin de moi.
Le retour à l’âme ne se joue pas seulement dans les grandes révélations. Il se joue aussi dans une assiette préparée avec attention, une pièce aérée, un carnet ouvert, une marche sous le ciel, une dépense contrôlée, une limite posée.
Mon intention pour ces 28 jours de retour à soi
Pendant ces 28 jours, je veux faire quelque chose pour moi du début à la fin. Ne pas abandonner. Ne pas remettre ce chemin derrière les demandes des autres, les urgences, les peurs, les habitudes anciennes.
- Je veux retrouver le calme et la sérénité.
- Je veux alléger ma charge mentale.
- Je veux retrouver ma lumière, ma joie de vivre, ma créativité.
- Je veux sortir de l’emprise psychologique et revenir à ma dignité intérieure.
- Je veux apprendre à me choisir sans culpabilité.
Je ne sais pas encore où ce chemin me mènera. Peut-être vers une nouvelle vie. Peut-être vers un ailleurs. Peut-être simplement vers le commencement réel de ma propre vie.
Aujourd’hui, je commence.
Et ce commencement est un acte d’amour envers moi-même.
Si ce journal résonne en vous, je vous invite à déposer un mot en commentaire : une question, un encouragement, un conseil bienveillant, ou même votre propre intention du moment. Peut-être pourrions-nous faire de cet espace un cercle doux, une table de café virtuelle, où chacune et chacun peut venir déposer un fragment de vérité sans crainte d’être jugé.
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C’est très joli ce que tu écris, ce blog est intéressant et je rattrape le temps perdu à ne pas passer assez souvent par ici.
Je suis dans la même dynamique et tout ce que je peux te souhaiter, c’est tout le bonheur du monde, tu le mérites amplement.
Love.
❤️
Ce qui est écrit est une réflexion profonde. Le but n’est pas d’être « joli », mais d’avancer sur le chemin de vie avec conscience et clairvoyance.
J’espère que ce rituel de toi pour toi et à toi te fera du bien.