Interview de Micheline Margotonne-Lise : dans les coulisses du Souffle du Lépidoptère

Après ma lecture de Le Souffle du Lépidoptère – Métamorphoses, deuxième tome de la saga imaginée par Micheline Margotonne-Lise, de nombreuses questions continuaient à m’accompagner.

Comment construit on un univers aussi dense ? Comment fait-on évoluer autant de personnages sans perdre le fil de leur transformation ? D’où viennent le Translateur, Isacs, cette société matriarcale et, bien sûr, ce papillon devenu le symbole de toute la saga ?

J’ai donc proposé à Micheline Margotonne-Lise de prolonger notre rencontre littéraire à travers une interview écrite. Elle a pris le temps de revenir sur la naissance de son histoire, son processus d’écriture, ses personnages, les préoccupations écologiques et technologiques qui nourrissent son imaginaire et quelques pistes concernant la suite.

Une conversation qui permet de regarder derrière la chrysalide et de comprendre comment se construit, tome après tome, cet univers postapocalyptique.

Le Souffle du Lépidoptère : une saga née

des bouleversements climatiques

Comment est née l’idée de la saga Le Souffle du Lépidoptère ?

L’origine du roman se trouve dans deux articles lus par l’autrice à propos de l’Arctique. Elle découvre alors que le réchauffement climatique ouvre de nouvelles voies maritimes, rend accessibles des zones jusque-là protégées par les glaces et révèle également des molécules emprisonnées depuis très longtemps.

Une interrogation devient alors le point de départ de toute la saga : que pourrait-il se produire si l’être humain allait exploiter des territoires auxquels il n’avait auparavant pas accès ?

« N’y a-t-il pas une raison pour laquelle cet accès était jusqu’à présent bloqué ? »

C’est à partir de cette question que Micheline Margotonne-Lise commence à imaginer son monde. Une fiction futuriste, certes, mais dont les racines plongent directement dans les transformations environnementales de notre époque.

De trois à quatre tomes :

quand la saga impose son propre rythme

À l’origine, Le Souffle du Lépidoptère devait compter trois volumes.

Mais en achevant l’écriture du deuxième tome, l’autrice se retrouve face à près de 800 pages et à une histoire encore loin d’être terminée. Elle traverse alors une période de découragement et interrompt son travail pendant près d’un mois.

La solution viendra d’une réorganisation complète de la saga.

Elle reprend chacun des tomes, construit de nouveaux plans et comprend alors que son histoire nécessitera finalement quatre volumes.

Micheline Margotonne-Lise décrit elle-même cette évolution avec une jolie image d’écrivaine :

« J’avais commencé ce livre en travaillant en jardinier, à l’intuition, je le continue en architecte, avec une approche structurée. »

Une expérience qui lui a également appris combien la construction d’une saga nécessite une vision d’ensemble, une chronologie solide et un véritable travail d’architecture narrative.

Chrysalides, Métamorphoses, Émergences :

les étapes symboliques d’une transformation

Les titres des différents volumes ne doivent évidemment rien au hasard. Chrysalides, premier tome, représentait les débuts de la rébellion et les premières remises en question.

Avec Métamorphoses, les personnages entrent dans une période où les épreuves, les mystères et les obstacles les obligent à évoluer. Pour continuer à avancer, ils doivent s’adapter, abandonner certaines certitudes et parfois découvrir en eux des ressources qu’ils ignoraient posséder.

Le troisième tome, Émergences, poursuivra logiquement cette évolution. Après avoir traversé les difficultés et accepté de changer, de nouvelles réponses peuvent apparaître. Mais avec elles surgissent également de nouveaux problèmes.

L’objectif devient alors, selon l’autrice, de dépasser ces bouleversements pour créer « un nouveau soi… ou un nouveau monde ».

Et Micheline Margotonne-Lise nous laisse même une petite énigme : quel titre pourrait porter le quatrième et dernier tome ?

Voilà une question qui devrait occuper les lecteurs de la saga pendant quelque temps…

Comment écrire un univers aussi dense

que Métamorphoses ?

L’un des éléments qui m’avaient particulièrement marquée dans Chrysalides était la densité de cet univers. Personnages, enjeux politiques, technologies, lieux, conflits et fils narratifs s’y multiplient.

Pour Métamorphoses, Micheline Margotonne-Lise a donc adopté une méthode beaucoup plus structurée.

Elle connaît depuis le début la fin de son histoire, mais ignorait initialement quel chemin emprunter pour y parvenir. À partir du deuxième volume, elle construit un véritable plan et développe pour chacun des personnages son propre arc narratif : qui est-il au départ ? Que cherche-t-il ? Vers quoi peut-il évoluer ?

Et parfois, malgré toute cette organisation, les personnages prennent des chemins inattendus.

C’est notamment le cas de Veeda. Initialement destinée à occuper une place plus discrète, sa rencontre avec le Prophète Ultime transforme sa trajectoire. Les souffrances traversées révèlent sa force intérieure, sa capacité à soutenir Matilda et surtout à choisir elle-même la direction de sa vie. L’idée qu’elle puisse devenir une meneuse s’est ainsi imposée progressivement à l’autrice.

Pour aider les lecteurs à retrouver leurs repères, les bêta-lecteurs ont également joué un rôle important. Ils ont notamment conseillé l’ajout d’un résumé du premier volume ainsi que l’indication du nom du personnage qui parle.

Autre détail particulièrement intéressant : Métamorphoses se déroule sur une dizaine de jours, en référence au temps nécessaire à un papillon pour sortir de sa chrysalide. Cette temporalité se poursuivra encore quelques jours dans Émergences.

Des personnages qui découvrent leur propre force

Que cherche particulièrement à montrer Métamorphoses ?

Deux idées semblent essentielles pour Micheline Margotonne-Lise.

La première est que celui ou celle que nous pensons faible peut révéler une force insoupçonnée lorsque surviennent les épreuves.

La seconde concerne la capacité de l’empathie et de l’amour à ouvrir un chemin vers la rédemption.

Cette notion de transformation traverse naturellement de nombreux personnages.

Pour conserver la cohérence de l’ensemble, l’autrice travaille avec le plan des quatre tomes sur Excel, où elle organise les chapitres et la chronologie jour après jour. Elle possède également des fiches consacrées aux personnages principaux et secondaires qu’elle enrichit au fur et à mesure de la saga.

Les retours des bêta-lecteurs l’ont aussi amenée à développer certains personnages. Isacs était ainsi jugé trop peu présent, tandis qu’Ama et Gowan méritaient davantage de place. De nouvelles scènes ont donc été ajoutées au premier jet.

Matilda Ndongo : quand le doute humanise le pouvoir

Dans Métamorphoses, Matilda traverse l’une des évolutions les plus intéressantes.

Son autorité se fragilise et elle commence elle-même à s’interroger sur ses décisions.

Pour l’autrice, tout dirigeant qui cherche à conserver le pouvoir à n’importe quel prix devrait être capable de questionner sa propre dérive. Matilda sent que quelque chose lui échappe. Elle ne sait plus toujours si elle agit réellement pour le bien de son peuple ou pour préserver sa propre position.

Cette incertitude la fragilise, mais elle la rend également plus humaine.

Le doute n’est donc pas présenté uniquement comme une faiblesse. Il peut devenir le moment où l’on accepte de s’arrêter, de prendre du recul et, peut-être, de repartir autrement.

Idrissa : grandir, c’est aussi désobéir

La transformation d’Idrissa repose quant à elle sur une problématique universelle : apprendre à quitter l’image idéalisée de ses parents. Idrissa a longtemps regardé Matilda comme une femme œuvrant nécessairement pour le bien des survivants. Mais grandir signifie aussi apprendre à prendre de la distance.

Pour Micheline Margotonne-Lise, devenir adulte suppose de remettre en question le monde dans lequel nous avons grandi, mais également les décisions de nos proches.

Cette émancipation constitue une véritable métamorphose :

« Ce n’est agréable ni pour les proches ni pour l’adulte en devenir, mais c’est ainsi que l’on peut apprendre à faire ses propres choix, et à les assumer. »

Une réflexion qui donne une dimension particulièrement humaine aux tensions entre Matilda et sa fille.

Refuser les héros parfaits et les méchants absolus

L’autrice tenait également à éviter une opposition trop simple entre deux camps.

Dans Métamorphoses, ceux qui s’opposent à Matilda disposent de leurs propres raisons, convictions et blessures. Chacun peut être persuadé de détenir la vérité.

Micheline Margotonne-Lise souhaite ainsi montrer la complexité de ses protagonistes et rappeler combien cette certitude de posséder la seule vérité possible peut nourrir les conflits.

Elle exprime également clairement sa position sur la guerre : pour elle, quelles que soient les raisons invoquées, décider de déclencher une guerre constitue toujours une erreur.

Isacs, une intelligence artificielle difficile à faire parler

Parmi tous les personnages de Métamorphoses, Isacs a été le plus difficile à écrire.

Et l’on comprend pourquoi.

Comment se placer dans la « pensée » d’une intelligence artificielle étudiant les émotions humaines ?

L’autrice a dû trouver une voix capable de mélanger formulation humaine et vocabulaire technique afin de rendre crédible cette intelligence artificielle en observation permanente.

Ce travail devient d’autant plus passionnant lorsque l’on sait qu’Isacs continuera à évoluer au cours des prochains tomes.

Le Translateur :

lorsque nos souvenirs deviennent des données

Le Translateur constitue l’une des inventions les plus troublantes de la saga.

L’idée est née très simplement à partir des traducteurs en ligne. Micheline Margotonne-Lise imagine alors une machine directement connectée au cerveau capable d’abolir les frontières linguistiques.

Puis vient naturellement la question suivante : que pourrait-on encore faire avec un tel outil ?

L’autrice établit ici un lien direct avec notre époque et avec la valeur considérable prise par nos données personnelles. Elle s’interroge sur ce qui pourrait arriver si nos souvenirs devenaient eux-mêmes des informations stockables, transférables ou récupérables.

Cette réflexion conduit à une très jolie idée : peut-être que la valeur de certains souvenirs vient justement de leur imperfection.

Photos, textes et documents permettent de conserver des traces, mais notre mémoire personnelle reste mouvante, imprécise, parfois même fragile.

Et peut-être est-ce précisément ce qui la rend précieuse.

Technologie et intelligence artificielle :

progresser, mais avec quelles limites ?

Dans l’univers du Souffle du Lépidoptère, la technologie n’est pas présentée comme intrinsèquement mauvaise.

Micheline Margotonne-Lise considère les avancées technologiques comme inévitables et potentiellement très bénéfiques. Mais elle défend la nécessité d’un cadre, d’une réglementation et de garde-fous.

À travers son roman, elle interroge donc moins la technologie elle-même que la manière dont les êtres humains choisissent de l’utiliser.

Son inquiétude porte notamment sur le risque qu’une innovation soit développée et diffusée avant que ses conséquences sociales et humaines aient réellement été étudiées. Elle applique cette réflexion aussi bien aux réseaux sociaux qu’à l’intelligence artificielle.

Cette position nourrit directement le roman : ce qui peut sauver, améliorer ou rapprocher peut également devenir un instrument de contrôle lorsque la technologie est placée entre de mauvaises mains.

Quand les scientifiques découvrent trop tard

ce qu’ils ont créé

La responsabilité scientifique constitue une autre question importante de la saga.

Les scientifiques du roman sont parfois tellement fascinés par leurs découvertes qu’ils perdent de vue leurs conséquences possibles.

Harshad finit ainsi par comprendre qu’il a peut-être créé quelque chose capable de devenir une arme susceptible d’anéantir l’humanité, tandis que Gowan est largement guidé par son ambition personnelle et son désir de dépasser son père.

L’autrice pose donc une question simple et redoutable : la possibilité de réaliser quelque chose signifie-t-elle nécessairement que nous devons le faire ?

Pourquoi avoir choisi 2050 et l’Afrique ?

Même si le roman se déroule en 2050, de nombreux éléments sont directement inspirés de technologies ou de recherches déjà existantes.

Le Translateur combine ainsi l’idée des traducteurs numériques et celle des puces implantées sous la peau. L’autrice s’est également documentée sur les nouvelles méthodes de production d’électricité, les panneaux solaires, les peintures capables de produire de l’énergie, les usines marémotrices ou encore les recherches menées en Arctique et en Antarctique.

Le choix de l’Afrique n’est pas non plus anodin.

Riche en ressources et considérée comme l’un des berceaux de l’humanité, elle apparaît à l’autrice comme un territoire particulièrement pertinent pour rassembler ses survivants. Elle a d’ailleurs effectué des recherches sur la présence de différents pays sur le continent afin de conserver une certaine cohérence dans la composition des populations réfugiées.

Quant aux résonances entre fiction et actualité, Micheline Margotonne-Lise répond avec une formule particulièrement révélatrice :

« La réalité de ce monde en matière de pandémie, de désinformation, de conflits de pouvoir et de crise environnementale dépasse ma fiction ! Je m’en inspire. »

Une société matriarcale qui n’efface pas

les mécanismes de domination

L’un des partis pris les plus intéressants de la saga est la construction d’une société devenue matriarcale. Mais Micheline Margotonne-Lise ne cherche pas à présenter cette organisation comme la solution idéale aux violences du passé.

Elle s’intéresse au contraire à la répétition des traumatismes.

Les personnes qui ont souffert ne deviennent pas automatiquement plus bienveillantes. Certaines peuvent reproduire les mécanismes qu’elles ont elles-mêmes subis lorsqu’elles ne parviennent pas à les identifier et à les dépasser.

Cette mécanique peut se produire à l’échelle individuelle comme à celle d’une société entière.

L’autrice pose alors une question volontairement inconfortable : si les femmes accédaient pleinement au pouvoir après avoir subi tant de violences et d’inégalités, construiraient elles nécessairement un système meilleur ?

Ou pourraient-elles, elles aussi, reproduire certains mécanismes de domination ?

Le vivant est-il la dernière chance de l’humanité ?

Le papillon dépasse largement son rôle dans l’intrigue. Il devient le symbole d’une réflexion beaucoup plus vaste sur la place de l’être humain dans son environnement.

Pour Micheline Margotonne-Lise, l’humanité doit accepter qu’elle ne constitue pas le centre du vivant. La planète existait avant nous et pourrait continuer à exister sans nous. Dans son récit, elle tend même à retrouver un équilibre face à l’élément qui le perturbe.

L’être humain se retrouve alors confronté à une évidence qu’il préfère souvent oublier : il appartient à un ensemble dont il dépend entièrement.

« Si la planète devait faire un choix, celui-ci ne serait pas en sa faveur. »

Derrière l’aventure postapocalyptique se dessine donc clairement une volonté : partir de notre actualité, l’extrapoler et, peut-être, pousser le lecteur à réfléchir à ce que pourrait devenir notre monde.

Illustrations et couverture :

donner une forme visuelle à l’univers

Les illustrations, les cartes et l’identité graphique occupent une place importante dans Le Souffle du Lépidoptère. L’autrice commence généralement avec une idée précise de ce qu’elle souhaite transmettre. Elle échange ensuite avec le graphiste et l’illustrateur avant de leur laisser leur propre espace de création.

Des ajustements sont parfois nécessaires, mais le dialogue en amont permet généralement aux artistes de saisir l’univers qu’elle imagine.

J’avais justement évoqué dans ma chronique mon ressenti différent face aux couvertures des deux premiers tomes. Micheline Margotonne-Lise m’a apporté une clé de lecture particulièrement intéressante pour celle de Métamorphoses.

Le premier volume présentait l’avenir depuis le point de vue de Matilda. Dans le deuxième tome, Isacs devient l’observateur. La sphère visible sur la première couverture s’est ainsi transformée en cet Isacs transparent que nous apercevons sur la seconde. Le soleil écrase le paysage, mais au loin subsiste la même ligne glacée que sur Chrysalides.

Et l’autrice nous laisse là encore avec une question :

Les réponses se trouvent-elles derrière cette ligne d’horizon ?

Voilà qui me donne presque envie de regarder cette couverture autrement.

Émergences : quelques indices sur le troisième tome

Micheline Margotonne-Lise accepte enfin de soulever très légèrement le voile sur Émergences. Sans entrer dans les détails, elle annonce que le Modérateur mettra son plan à exécution pour prendre le pouvoir. Matilda finira par découvrir pourquoi elle possède ses visions, notamment grâce à ce qu’Ama et Gowan ont ramené.

Et Isacs poursuivra sa fascinante transformation en basculant « un peu plus du côté humain » lorsqu’il devra effectuer un choix crucial.

Autant dire que ma patience de lectrice va encore être sollicitée.

Ce que Micheline Margotonne-Lise aimerait laisser

à ses lecteurs

Que devrait-il rester de Métamorphoses après avoir refermé le livre ?

Pas nécessairement une grande morale. L’autrice aimerait plutôt laisser des flashs : une phrase, une scène, une situation suffisamment forte pour ressurgir plus tard.

Peut-être qu’un lecteur entendra un jour une information à la radio ou à la télévision et pensera soudain :

« Ah, mais ça me fait penser à ce livre, cette autrice en parlait dans son roman ! »

C’est sans doute là l’une des ambitions les plus intéressantes de cette saga : faire dialoguer la fiction avec notre réalité longtemps après la dernière page. Et pour celles et ceux qui hésitent encore devant la densité de l’univers, Micheline Margotonne-Lise rappelle que, malgré la complexité des sujets développés, elle a cherché à proposer une lecture aussi fluide et immersive que possible.

Selon elle, nul besoin d’être déjà amateur de science-fiction pour entrer dans cette histoire. Le roman peut également séduire les lecteurs qui aiment voir l’actualité et la fiction se rencontrer, se confronter et s’interroger mutuellement.

Une interview qui prolonge la métamorphose

Cette conversation apporte un éclairage précieux sur Le Souffle du Lépidoptère – Métamorphoses. J’y retrouve ce qui avait rendu ma lecture exigeante, mais aussi stimulante : un univers construit sur une multitude de questions plutôt que sur des réponses toutes faites.

Le pouvoir rend-il nécessairement aveugle ? Peut-on utiliser la technologie sans devenir dépendant de ceux qui la contrôlent ? La mémoire doit-elle tout conserver ? Une société née d’anciennes souffrances peut-elle réellement éviter de les reproduire ? Et surtout, l’humanité est-elle capable de comprendre qu’elle appartient au vivant avant que celui-ci n’apprenne à continuer sans elle ?

Derrière la science-fiction, les personnages et le symbole du papillon, Micheline Margotonne-Lise construit finalement une saga consacrée au changement.

  • Celui que nous choisissons.
  • Celui que nous refusons.
  • Et celui qui finit parfois par s’imposer à nous.

Je remercie chaleureusement Micheline Margotonne-Lise d’avoir pris le temps de répondre avec autant de précision à toutes ces questions et de nous avoir ainsi ouvert les portes de son processus créatif.

Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre Émergences

Et vous, quelle réponse de l’autrice vous a le plus interpellé ? Quelle théorie avez-vous déjà imaginée pour la suite de la saga, et surtout… quel pourrait bien être le titre du quatrième tome ?

 


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