Salut les copinautes ! Comment allez-vous ?
Aujourd’hui, je vous emmène dans les coulisses de mon blog littéraire. Pas la version parfaitement rangée, avec bureau minimaliste, tasse assortie au carnet et pile de livres photogénique. Non. La vraie version. Celle où les carnets se multiplient, où les stylos disparaissent mystérieusement, où les chats s’installent sur les notes importantes, et où je me dis régulièrement : “Cette fois, je vais être raisonnable.”
Spoiler : je ne suis jamais raisonnable.
Après avoir trié mes services presse, mes lectures personnelles et mes chroniques à préparer, j’aurais pu faire une pause. Respirer. Regarder ma PAL avec dignité. Boire un thé. Peut-être même lire un seul livre à la fois, cette légende urbaine.
Mais non.
J’ai orienté mon délire livresque vers la médiathèque. Parce qu’apparemment, ma pile à lire personnelle, mes services presse en attente et mes livres achetés “pour plus tard” ne suffisaient pas à nourrir le petit dragon lecteur qui vit quelque part entre mon carnet de notes et ma tasse de thé.
Médiathèque de village : le piège doux des rayonnages
Je suis donc entrée à la médiathèque du village avec une idée très simple : emprunter L’Île de Yule de Johana Gustawsson.
Simple, clair, efficace.
Ce roman, je l’avais repéré depuis longtemps sur vos blogs. On l’a vu passer partout, ou presque. À force de lire vos avis, vos chroniques, vos coups de cœur et vos “impossible à lâcher”, j’ai fini par céder. Oui, voilà, bravo, vous avez gagné. Matraquage littéraire réussi. Moi aussi, je veux le lire.
C’est fascinant, d’ailleurs, ce pouvoir des blogs littéraires. Une chronique ici, une photo là, une phrase enthousiaste, et nous voilà en train de chercher le livre comme si notre équilibre intérieur en dépendait. On appelle ça l’influence littéraire. Moi, j’appelle ça :
“vous êtes dangereux pour ma PAL”.
Heureusement, c’est une médiathèque de village. Imaginez si j’étais entrée dans une grande médiathèque avec plusieurs étages, des fauteuils moelleux, des nouveautés partout et un rayon polar capable de m’aspirer comme un vortex. On ne m’aurait pas revue avant septembre.
L’Île de Yule de Johana Gustawsson :
le thriller que tout le monde semble avoir lu sauf moi

L’Île de Yule, c’est typiquement le genre de roman qui arrive dans ma vie par insistance collective. Johana Gustawsson fait partie de ces autrices dont les titres circulent beaucoup dans la blogosphère littéraire, surtout chez les amateurs de thrillers, d’atmosphères froides, de secrets enfouis et de tensions psychologiques.
Je n’ai pas encore ouvert le livre, donc je ne vais pas vous faire semblant d’avoir déjà une opinion. Ce serait vilain. Et mon carnet de notes me regarderait avec mépris.
Mais j’ai déjà cette attente particulière : celle d’un roman dont on a beaucoup entendu parler, que l’on approche avec curiosité, mais aussi avec cette petite pression de lectrice qui se demande : “Et si moi, je n’accroche pas ? Est-ce que je vais être bannie du club invisible des lecteurs enthousiastes ?”
Je plaisante, évidemment. Enfin, presque.
Ce qui m’intéresse surtout, c’est de comprendre ce qui a tant séduit les lecteurs : l’ambiance ? La construction ? Les personnages ? Le rythme ? L’univers nordique ? Je vais donc le lire avec mon regard de chroniqueuse, mais aussi avec mon plaisir de lectrice qui aime se laisser surprendre.
Les Ateliers du lettering :
quand les lettres deviennent un terrain de jeu

Évidemment, je ne suis pas ressortie uniquement avec L’Île de Yule. Ce serait trop sage, et nous savons tous que la sagesse et moi entretenons une relation administrative assez distante.
J’ai aussi été attirée par Les Ateliers du lettering de Francis Chouquet.
Là, nous quittons le roman pour entrer dans un univers qui me parle énormément : les lettres, les carnets, les pages décorées, la création visuelle, le plaisir de dessiner les mots. Ce livre propose cinq ateliers très visuels pour s’initier, crayon en main, à l’art de dessiner les lettres. On y trouve du brush lettering, du script lettering, du détournement typographique, des règles de composition, des exercices progressifs, des études de travaux et des contributions inspirantes.
Bref, tout ce qu’il faut pour me faire croire que je vais devenir une artiste du lettrage en deux après-midi.
Soyons réalistes : il y aura probablement une phase où mes lettres ressembleront à des spaghettis stressés. Mais ce n’est pas grave. Ce que j’aime dans ce type d’ouvrage, c’est la promesse d’un moment créatif. On pose le téléphone, on sort le crayon, on ouvre un carnet, et l’on redonne aux mots une présence physique.
Pour un blog littéraire, c’est précieux. Le lettering peut nourrir mes carnets de lecture, mes titres de pages, mes visuels Instagram, mes citations manuscrites et mes moments de journaling. Lire, écrire, décorer, photographier : tout finit par se rejoindre.
Carnet de notes, café et thé :
mon vrai bureau de blogueuse littéraire
Dans l’idéal, les coulisses d’un blog littéraire ressemblent à une jolie scène Pinterest : un carnet ouvert, une plume, une tasse de thé, un chat endormi, trois livres empilés avec grâce.
Dans la réalité, il y a bien le carnet, le thé, le café et les chats. Mais il y a aussi les miettes, les post-it, les livres commencés, les idées griffonnées dans la marge, les stylos qui n’écrivent plus, et moi qui cherche une citation que j’étais certaine d’avoir notée “quelque part”.
Mon carnet de notes est à la fois mon tableau de bord, mon refuge et mon petit chaos portatif. J’y prépare mes chroniques littéraires, je note mes impressions, mes premières phrases, mes doutes, mes questions. J’y écris les thèmes à explorer, les personnages à analyser, les émotions ressenties, les passages qui me semblent importants.
Pour chaque livre, j’essaie de garder une trace de ce qui se passe pendant la lecture. Pas seulement ce que raconte l’histoire, mais ce qu’elle provoque. L’agacement, la curiosité, l’attachement, la surprise, parfois même cette phrase très professionnelle : “Je ne sais pas encore quoi en penser, mais il se passe un truc.”
C’est là que la chronique commence vraiment. Bien avant l’article publié.
On noie bien les petits chats : un titre
qui intrigue forcément une amoureuse des félins

Autre trouvaille de médiathèque : On noie bien les petits chats de Françoise Guérin.
Déjà, avec un titre pareil, impossible de rester indifférente. Quand on aime les chats, on fronce un peu les sourcils. Puis on lit le résumé. Puis on se dit que ça sent le roman sombre, psychologique, dérangeant, probablement très prenant. Autant dire que ma curiosité a aussitôt dressé les oreilles.
Le résumé m’a semblé alléchant, avec cette promesse de tension, de trouble et de profondeur humaine que j’apprécie dans certains romans noirs. J’aime les livres qui ne se contentent pas d’aligner les rebondissements, mais qui grattent sous la surface. Les blessures, les silences, les peurs, les zones d’ombre : tout cela donne souvent matière à des chroniques plus riches.
Je ne sais pas encore quelle place ce livre prendra dans mes prochaines lectures, mais je sens déjà qu’il pourrait nourrir une chronique intéressante, entre thriller, psychologie et malaise doux-amer. Enfin, “doux” est peut-être optimiste. Disons : malaise bien installé avec coussin et plaid.
Activités créatives à la maison :
quand la piscine devient un luxe littéraire
Alors ça vous fera peut-être rigoler, mais les nouveaux tarifs de la piscine d’Annonay m’ont aussi poussée vers des activités maison. Dix euros pour aller faire quelques longueurs à deux, soit cinq euros par personne, vous trouvez ça honnête, vous ? Surtout que, par cette chaleur, le hammam me fait autant rêver qu’un pull en laine au mois d’août.
Donc j’ai trouvé ma solution : une table au frais chez moi, des livres, des carnets, des stylos, du thé, du café, mes chats, et le projet très ambitieux d’aller tremper mes petits pieds dans la rivière.
Franchement, le programme me semble parfaitement valable.
C’est aussi cela, les coulisses du blog : adapter son quotidien, transformer une contrariété en moment créatif, inventer un atelier maison, préparer ses chroniques sans forcément courir partout. Un livre emprunté, un carnet ouvert, un thé glacé, un chat qui supervise : nous sommes sur une organisation presque professionnelle. Presque.
Préparation des chroniques littéraires :
lire, noter, ressentir, écrire
Préparer une chronique littéraire, ce n’est pas seulement finir un livre et dire si on l’a aimé ou non. Enfin, on pourrait. Mais ce serait un peu court, et vous me connaissez : quand je peux faire simple, je sors un carnet, trois stylos et une méthode.
Pour chaque lecture, j’essaie de repérer plusieurs éléments : l’ambiance, le rythme, les personnages, la construction, les thèmes, l’émotion dominante, le style de l’auteur, et surtout ce que le livre laisse après la dernière page.
Certains romans se prêtent à une analyse psychologique. D’autres demandent de parler d’atmosphère. Certains sont portés par leur intrigue, d’autres par leur voix. Et parfois, un livre ne se laisse pas attraper tout de suite. Il faut attendre, laisser reposer, accepter de ne pas tout comprendre immédiatement.
C’est pour cela que j’aime préparer mes chroniques avec un carnet. Il garde les premières impressions, les réactions spontanées, les petits détails qui s’effacent vite si l’on ne les note pas. Il me permet de passer de la lecture intime au partage public, du ressenti brut à l’article structuré.
Lecture en Ardèche : entre rivière,
vélo, pétanque et Lac de Devesset
Et quand j’aurai lu tout ça, rédigé mes chroniques, rempli mes carnets, pris ma revanche à la pétanque, il faut y croire, et terminé les autres activités prévues ou totalement improvisées, j’envisage de sauter sur mon vélo et de partir vers le Lac de Devesset.
Un peu de fraîcheur, un peu d’air, un peu de distance. Loin, loin, loin… enfin, tout est relatif, nous restons en Ardèche. Mais parfois, il suffit de quelques kilomètres pour avoir l’impression de changer de décor intérieur.
J’aime de plus en plus relier les livres aux lieux. Lire chez soi, lire au bord d’une rivière, lire après une balade, lire avec un thé ou un café, lire avec les chats autour : ce ne sont pas les mêmes expériences. Le décor change la lecture. Il l’enveloppe, la ralentit, la colore.
Et vous, dites moi : est-ce que vous aimez découvrir les coulisses d’un blog littéraire ? Est-ce que vous préparez aussi vos lectures avec des carnets, du thé, du café, des listes, des post-it ou une méthode connue de vous seul ? Avez-vous lu L’Île de Yule, On noie bien les petits chats ou testé le lettering ? Et surtout, quelle est votre dernière trouvaille de médiathèque ?
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Aller à la bibliothèque, c’est l’un de mes grands plaisirs et tant pis si ça m’empêche de lire mes propres livres.
Ma ville a fait l’inverse, piscine gratuite pendant la canicule…
Quant au lac de Devesset, j’y ai beaucoup de souvenirs. On y va toutes les années en été 🙂 J’espère pouvoir remarcher en août pour y faire un tour et si j’ai le droit, faire trempette 🙂
Sympa la piscine 🙂. Ici ils n’ont pas tout compris.
Avec mon pied cassé, je peux marcher un peu avec des chaussures adaptées. En vélo, ce n’est pas un problème.
Du coup, Devesset me tend les bras, le camping est abordable et je changerai d’air.
Ça fait au moins trois fois que je me retrouve aux urgences (déposée par les pompiers), il est
J’ai hâte d’en être à l’étape où j’ai le droit de poser le pied 🙂
Je n’ai jamais tenté le camping, on reste à chaque fois juste une journée. Du coup, si tu penses parler de ton expérience sur place, ça m’intéresserait.
Ma pauvre ! Tu dois être fatiguée…
Je suis lessivée !!!
Pour Devesset, j’adore faire des photos, je ferai obligatoirement le récit de mes aventures. Justin aime bien lui aussi 🙂.
Je te souhaite un bon weekend, un bon rétablissement et j’espère que tu es plus douée que moi avec des béquilles.
bonjour, comment vas tu? les médiathèques sont les reines de la tentation! j’y vais tous les mois et je ressors toujours chargée comme une mule. un bon investissement! passe un bon week end et à bientôt!
Ah, ah 🙂. Tu n’es pas seule. Je crois que nous sommes toutes tentées par les rayonnages.
C’est Audrey qui, a force de partager ses « sorties » m’a engagée sur ce chemin. Et maintenant, avec ma carte, j’ai accès à toutes les bibliothèques et médiathèques du secteur. Je vais charger la mule 😉.
Bon, le weekend s’annonce compliqué avec la fiesta du village, la fanfare, l’alcool qui coule à flot et la population du village multipliée par dix.
J’ai eu quelques difficultés à rentrer chez moi ce soir, j’y suis enfermée jusqu’à lundi.
Ce sera donc lecture à gogo, peut être un film ou une série (mais franchement, trois fanfares sous mes fenêtres….) et méditer pour rester zen.
Je te souhaite un excellent weekend.
A bientôt
génale