Hello 🙂 Me voici de retour après un temps de pause hivernale. Le lundi, j’aime aborder un sujet littéraire, une lecture. Aujourd’hui, je vous offre les coulisses d’un roman coup de cœur.
Lorsque j’ai refermé ULURU, une question continuait de résonner : comment un roman de science-fiction peut-il devenir une méditation sur l’avenir même de l’humanité ? Dans cette interview, Gabriel Kerguelen éclaire la genèse de son œuvre et révèle combien son récit plonge ses racines dans une réflexion bien plus vaste que la simple intrigue.
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Dès l’origine, l’auteur s’est appuyé sur le mythe aborigène du Temps du Rêve, une philosophie du vivant fondée sur l’équilibre et la non-surexploitation de la nature. Cette découverte a agi comme une boussole : imaginer une humanité capable d’exister autrement, sans toujours puiser davantage dans le monde. Dans ma chronique, je percevais déjà cette dimension presque sacrée du roman ; ses réponses viennent confirmer que ULURU n’est pas seulement une aventure, mais une proposition de regard.
Dès le départ, l’histoire a été pensée autour du mythe aborigène, et très vite, tout s’est mis en place de manière presque évidente. À tel point que cela m’a moi-même surpris. La première chose a été le nom lui même de la mythologie : le Temps du Rêve. Je me suis demandé pourquoi ce nom s’imposait si naturellement, et j’ai compris qu’il ne renvoyait pas seulement à une philosophie, mais à une véritable manière de vivre, à une autre relation au monde mais qu’il y’avait une perche qu’on me tendait pour aller au-delà.
En parallèle, j’ai beaucoup lu sur les sociétés aborigènes. Elles ont survécu dans des conditions extrêmement difficiles : un continent qui se désertifie, des ressources qui disparaissent peu à peu. Pourtant, leur survie reposait sur un principe fondamental : ne jamais surexploiter la nature. C’est de là qu’est née l’idée portée par David K. Clayton : la possibilité d’exister sans nécessairement puiser toujours davantage dans l’existant.
Étant avant tout un grand lecteur de science-fiction, j’aurais pu me contenter d’une dystopie classique, d’un récit de fin du monde. Mais il me semblait évident qu’il y avait matière à aller beaucoup plus loin. C’est notamment à travers les peintures aborigènes et le pointillisme que cette conviction s’est renforcée. Ces œuvres sont, à l’origine, des cartes : elles indiquent des points d’eau, des dangers, des lieux où se nourrir. Je me suis alors demandé si ces cartes ne pouvaient pas représenter autre chose, aller au-delà du sol, au-delà du territoire visible. L’idée est venue de là, et tout s’est ensuite parfaitement imbriqué pour donner naissance à l’histoire.
Le désert australien : un personnage au cœur du récit
Le roman m’avait frappée par la puissance sensorielle de ses paysages. Gabriel Kerguelen explique que l’Australie s’est imposée naturellement, par la violence même de son contraste : l’Est urbain et luxuriant face au centre désertique, brûlant, dangereux. Ce territoire ne sert pas de toile de fond, il dicte ses règles aux personnages, les remet à leur juste place.
En réalité, c’est assez simple. Il existe presque deux Australie. Celle de l’Est, la plus connue, avec Sydney, les grandes villes, les gratte-ciel, les forêts tropicales. Et puis il y a l’Ouest et le centre du pays, où l’on bascule très vite dans le désert, dans la chaleur extrême, et dans les dangers propres à cet environnement. Cette confrontation brutale avec un territoire hostile s’impose immédiatement, elle marque les esprits.
Forcément, lorsqu’on vient d’Europe, cet univers exerce une fascination particulière. Le désert australien n’est pas seulement un décor : c’est un espace qui impose ses règles, qui remet l’homme à sa juste place. ULURU s’est imposé naturellement comme un cœur symbolique, à la fois géographique et spirituel, un lieu où la terre, le mythe et l’humanité se rencontrent.
ULURU devient ainsi un cœur symbolique où se rencontrent la terre, le mythe et la science. Ce que j’avais ressenti comme une présence presque vivante se révèle être un choix profondément réfléchi : faire du lieu une conscience silencieuse qui observe les hommes.
Les Blue Bellies : naissance d’un imaginaire biologique
La découverte des Blue Bellies reste l’un des éléments les plus troublants du livre. L’auteur raconte s’être inspiré de la biodiversité australienne, où 75 % des araignées demeurent inconnues. De là est née l’idée d’une espèce cherchant avant tout à prolonger la vie de ses proies pour survivre au désert.
Quand on arrive en Australie occidentale, la première chose dont on entend parler, c’est d’une petite araignée que l’on trouve partout, capable de se faufiler dans les moindres recoins, et connue pour son dos rouge : la Redback. Je me suis dit que, dans le roman, il fallait autre chose. Pas un dos rouge, mais un ventre bleu.
Un autre élément déterminant, c’est le fait qu’environ 75 % des espèces d’araignées australiennes restent encore à découvrir. C’est énorme. Certaines espèces n’existent que dans un endroit extrêmement précis : sous une pierre donnée, sur une zone très limitée, parfois avec seulement quelques dizaines d’individus au monde. Cette combinaison entre diversité extrême et isolement total m’a beaucoup frappé.
Je me suis alors posé la question suivante : pourrait-on imaginer une espèce d’araignée dont l’objectif serait de rester en vie le plus longtemps possible, précisément parce qu’elle ne rencontre quasiment jamais ses congénères ? Quand on pense au désert, on réalise à quel point il n’y a presque rien à manger. Survivre devient une obsession biologique. L’idée était donc de conserver la proie vivante le plus longtemps possible. Pour cela, il faut évidemment pouvoir réparer les blessures, mais aussi éviter l’immobilité. Pour continuer à bouger sans s’épuiser, il faut être dans un état de rêve.
Si cette araignée était capable d’induire un tel état, alors que se passerait-il si l’on poussait l’expérience non pas sur des petits animaux, mais sur des humains ? À quoi rêveraient-ils ? C’est à partir de cette question qu’est née l’idée des fleuves quantiques.
Cette logique biologique a ouvert une brèche vertigineuse : et si l’état de rêve induit par la toile était transposé à l’humain ? Les fleuves quantiques, que j’avais perçus comme une envolée métaphysique, trouvent ainsi une origine presque rationnelle. La science-fiction de Kerguelen naît d’une observation du réel poussée jusqu’à l’extrême.
L’addiction douce dans ULURU : le danger de l’apaisement
Dans le roman, la dépendance ne détruit pas par l’excès mais par l’absence de désir. Gabriel Kerguelen y voit un reflet inquiétant de nos sociétés post-industrielles : recul des projets collectifs, isolement, disparition des grands horizons. Cette « apathie douce » m’avait bouleversée à la lecture ; l’auteur la considère comme la menace la plus crédible.
Oui, c’est cette forme d’addiction qui me semble la plus dangereuse, parce que c’est précisément celle vers laquelle nous sommes déjà en train de glisser. Tout converge pour montrer que nous y sommes presque. On le voit notamment chez les jeunes générations : le désir d’avoir des enfants s’affaiblit, celui de se mettre en couple aussi. Les existences deviennent de plus en plus isolées. Il n’y a plus vraiment d’envie de construire des projets à long terme, qu’ils soient familiaux, immobiliers ou même sociaux. Ni l’aspiration à la richesse, ni celle à la pauvreté choisie : simplement une forme d’effacement, une apathie progressive.
Cette apathie est, selon moi, liée à l’absence de grands objectifs collectifs. Il n’y a plus de projet clair pour la civilisation. D’une certaine manière, nous y sommes déjà. ULURU ne fait qu’extrapoler ce mouvement.
Il faut toutefois nuancer : toutes les sociétés ne sont pas dans cette dynamique. Ce constat concerne surtout les sociétés post-industrielles. D’autres, au contraire, sont encore portées par des logiques très différentes, et c’est précisément ce décalage qui constitue une source potentielle de conflits majeurs.
Mais ce que j’observe aujourd’hui, c’est une tendance vers une apathie généralisée, un monde sans véritables visionnaires capables de proposer un horizon commun. Chacun se replie sur ses rêves individuels, et sans leadership ni projet collectif, ce ne sont pas ces petits rêves isolés qui font avancer l’humanité.
Il nuance toutefois : toutes les cultures ne suivent pas ce chemin, et ce décalage pourrait devenir source de conflits majeurs. ULURU extrapole un mouvement déjà visible, transformant la fiction en miroir politique.
Cesser de produire pour survivre : provocation ou destin ?
À la question centrale du livre — l’humanité doit-elle renoncer à son élan pour sauver la Terre ? — l’auteur répond sans détour : ce ne sera pas un choix, mais une contrainte imposée de l’extérieur. Vision sombre, presque glaçante, qui rejoint l’impression que m’avait laissée le roman : une lucidité sans concession.
Pour moi, ce n’est ni une hypothèse, ni une provocation, ni même une simple possibilité. C’est quelque chose qui sera imposé de l’extérieur. L’humanité n’en fera pas le choix volontairement. Comme je le développe davantage dans le tome 2, cela peut même devenir, pour les gouvernements, une opportunité de remettre les sociétés au calme.
Beaucoup d’expériences ont été menées ces dernières décennies, et nombre d’entre elles, à mon sens, vont mal se terminer. Personnellement, je regarde l’évolution actuelle avec beaucoup d’inquiétude. Je pense que les choses vont mal tourner. Dans ce contexte, une société où l’apathie se généralise pourrait paradoxalement servir de mécanisme de stabilisation, une manière brutale mais efficace de calmer les tensions.
Joaquim Moreau : portrait d’un antihéros ordinaire
Joaquim m’avait touchée par sa fragilité. Gabriel Kerguelen le décrit comme un homme qui subit plus qu’il n’agit, un antihéros dont la véritable lutte est celle du quotidien. Ce regard éclaire la douceur mélancolique du personnage : sa grandeur réside dans sa banalité, dans cette façon d’avancer malgré tout.
Joaquim Moreau est avant tout un antihéros. Pour moi, les véritables héros sont ceux qui continuent d’affronter le monde au quotidien, sans accomplir d’actes extraordinaires. Se battre contre la routine, contre la répétition et l’usure du réel est souvent bien plus difficile que d’affronter des événements spectaculaires ou fantastiques.
Moreau appartient à cette catégorie de personnages qui subissent plus qu’ils n’agissent. Peu à peu, il se dévoile, mais toujours contraint et forcé de sortir de sa zone de confort. C’est particulièrement vrai dans le tome 2, où il se retrouve face à des responsabilités qu’il a toujours cherché à éviter.
Sa manière d’être relève presque d’une politique de l’autruche. Dans le tome 1, c’est très visible : les événements semblent glisser sur lui. Il est mis à pied, mais cela ne le travaille pas vraiment. Le FBI le surveille, et pourtant il se focalise sur des détails insignifiants, comme les dents trop blanches d’un agent. Il traverse les situations comme un spectateur, comme si tout cela ne le concernait pas directement.
Mais c’est précisément cette posture qui, paradoxalement, en fait un héros à mes yeux : quelqu’un qui continue d’exister, d’avancer, sans posture héroïque, sans grand discours, simplement humain face à ce qui le dépasse.
Conscience et métaphysique :
vers une autre exploration de l’univers
Les voyages de l’esprit constituent l’aspect le plus vertigineux du livre. Pour l’auteur, ils représentent peut-être l’unique voie pour franchir les distances cosmiques. Cette idée, que j’avais ressentie comme une poésie scientifique, s’enracine dans une réflexion presque pragmatique sur les limites du corps.
je pense qu’il n’y aura peut être pas d’autres solutions pour explorer l’univers. Les distances sont trop grandes.
David Clayton : une cohérence qui dérange
Clayton n’est ni un simple méchant ni un prophète. Idéologique et pragmatique, il incarne la question morale du roman : une logique choquante peut-elle être malgré tout solide ? L’auteur assume ce malaise, nourri par l’héritage soviétique du personnage et par une vision systémique du monde.
Je le vois comme quelque chose de plus inconfortable qu’un simple antagoniste ou qu’un “visionnaire” au sens classique. David Clayton est à la fois idéologique et pragmatique.
Idéologique, parce qu’il a fini par choisir une ligne unique, presque une loi intérieure : son objectif devient la boussole morale, et tout le reste s’y aligne. Il ne cherche pas à “gagner” dans le sens ordinaire, il cherche à faire advenir une bascule qu’il juge nécessaire, même si elle est violente, même si elle lui coûte, même si elle choque. Et c’est là que ça dérange : il n’est pas mû par la haine ou le pouvoir pour le pouvoir, mais par une cohérence froide.
Pragmatique, parce qu’une fois cette ligne fixée, il raisonne en moyens. Il observe, il anticipe, il exploite les opportunités, il accepte les sacrifices. Il n’a pas une posture théorique : il veut que ça arrive.
Son passage par l’URSS pèse aussi dans cette rigidité. Dans les années 50–60, il y a eu de vraies tentatives soviétiques d’attirer des représentants de peuples indigènes à Moscou, dans une logique de “conscience politique” et de lecture anticapitaliste du monde. David a été façonné par ce type de matrice : une vision systémique, une méfiance absolue envers le récit du progrès, et l’idée qu’une civilisation peut être jugée, puis stoppée, au nom d’un ordre supérieur.
Donc oui : il peut paraître antagoniste parce qu’il se dresse contre l’élan naturel du monde… mais il n’est pas “le méchant”. Il est surtout la question vivante du roman : et si une logique moralement choquante était, malgré tout, terriblement solide ? Et dans le tome 2, notamment vers la fin, il y a un moment qui rend cette cohérence très claire.
Une trilogie nécessaire pour comprendre ULURU
Gabriel Kerguelen a su dès le départ qu’un seul volume ne suffirait pas. Ce qui l’intéresse, dit-il, c’est l’amont des catastrophes : comment en est-on arrivé là ? Cette ambition résonne avec mon sentiment de lecture : ULURU est moins une fin qu’un commencement.
Dès le départ. J’ai très vite compris que je ne pourrais pas traiter cette idée en un seul roman — et même trois ne sont peut-être pas suffisants.
Ce qui m’intéressait, ce n’était pas seulement raconter une histoire, mais enfoncer les racines le plus profondément possible. Dans beaucoup d’œuvres de science-fiction ou de fantastique, on découvre un monde déjà là, avec ses règles, ses tensions, ses drames. Et la première question qui me vient toujours, presque instinctivement, c’est : comment en est-on arrivé là ? Quelle suite de décisions, d’accidents, de logiques humaines a rendu cette situation inévitable ?
On peut évidemment suivre l’intrigue, attendre la fin, aimer les personnages — mais moi je suis autant fasciné par l’amont que par l’aval. Le moment où tout aurait encore pu basculer autrement.
ULURU est né de cette envie : montrer non seulement ce qui arrive, mais pourquoi cela ne pouvait pratiquement pas arriver autrement.
Aujourd’hui, pour être honnête, la vraie question n’est plus “pourquoi une trilogie ?”, mais plutôt : est-ce que trois volumes suffiront pour aller au bout de tout ce que cet univers implique ?
Une reconnaissance littéraire porteuse de sens
Finaliste du Prix des Plumes Indépendantes 2025, le roman occupe une place singulière parmi des dystopies plus classiques. L’auteur se réjouit surtout de la transparence du prix et de la rencontre avec ses lecteurs, preuve que cette œuvre exigeante a trouvé son public.
Pour l’instant je reste prudent : dans un mois le prix sera officiellement attribué. Aujourd’hui je suis finaliste après une première sélection assez large — il devait y avoir plusieurs dizaines de romans au départ — et il en reste sept. Deux ou trois ont été ajoutés ensuite par l’organisation, donc être encore présent parmi ceux issus de la présélection initiale est déjà quelque chose de très positif pour moi.
Ce qui est intéressant aussi, c’est que ULURU est un peu à part dans le groupe. La majorité des autres livres sont plutôt de la dystopie, souvent post-apocalyptique ou young adult. Moi je suis clairement sur de la hard science-fiction : essayer d’expliquer rationnellement quelque chose qui, au départ, paraît presque irrationnel. Du coup je sais très bien que je ne joue pas forcément sur les mêmes attentes de lecture.
Évidemment, si le roman l’emporte ce serait important — même si, au fond, le livre a déjà rencontré ses lecteurs. Ce qui compte surtout ici, c’est la nature du prix : il est lisible. Les critères existent, on comprend comment les livres avancent, on sait où on met les pieds. Dans beaucoup de récompenses, et en particulier certains prix liés aux plateformes, tout est opaque : règlement flou, sélection invisible. Ici ce n’est pas le cas, et cette transparence donne de la valeur à la reconnaissance, quelle que soit l’issue finale.
Écrire entre science et émotion
Son credo d’écriture rejoint mon ressenti : ne jamais tricher avec la logique interne, laisser la science guider le récit sans l’écraser. Le roman devient alors un lieu de questions ouvertes, une « aire d’autoroute » où chaque lecteur choisit son rythme.
Pour moi, la priorité absolue reste d’être emporté par l’histoire. Ce que je n’aime pas, en tant que lecteur, c’est sentir que l’auteur triche : des raccourcis qui ne tiennent pas, des personnages qui agissent sans raison, ou des événements qui arrivent uniquement parce que le scénario en a besoin. J’ai besoin d’une logique interne solide, d’un réalisme minimal. Même si quelque chose d’extraordinaire se produit, le reste doit rester compréhensible et plausible.
À partir du moment où ce socle tient, la science n’est plus un décor mais une contrainte naturelle, et le récit avance presque tout seul. On n’a plus besoin de forcer les situations ni de manipuler les personnages pour faire passer une idée. C’est là que le questionnement peut apparaître, sans lourdeur.
Le roman devient alors un endroit où l’on pose des questions plutôt qu’un endroit où l’on donne des réponses. Par exemple, dans le troisième tome, un personnage profondément croyant fait face à un événement très dur et se demande simplement : est-ce que des actions individuelles positives produisent forcément un bien collectif ? Ce n’est pas une thèse, ce n’est pas un message imposé — c’est une interrogation que chacun peut accueillir ou ignorer.
J’aime cette idée que le lecteur choisit son niveau de lecture. Certains suivent uniquement l’intrigue, d’autres s’arrêtent un instant pour réfléchir. Un roman, pour moi, doit fonctionner comme une aire d’autoroute : on peut continuer sa route… ou décider de faire une pause.
Refermer ULURU : l’appel du large
Ce que Gabriel Kerguelen souhaite avant tout, c’est que le lecteur se laisse embarquer. C’est exactement ce que j’ai vécu : l’impression d’un monde en expansion, d’une porte ouverte vers l’inconnu.
La chose la plus simple possible : qu’il se dise “je me suis laissé embarquer”.
J’aimerais qu’il ait vécu une vraie aventure, avec des moments d’émotion, quelques instants de réflexion, et surtout l’impression qu’un univers est en train de se déployer sous ses yeux. Pas seulement une intrigue qui se termine, mais un monde qui commence vraiment à révéler ses implications.
Et idéalement, qu’en refermant le livre, il ait cette pensée très directe : où est-ce que tout ça peut aller maintenant ?
Mais encore ?
Cette rencontre éclaire d’une lumière nouvelle ma lecture de ULURU. Le roman apparaît désormais comme une cartographie sensible de notre époque, entre mythe aborigène et futur quantique. Je vous invite à découvrir ce livre fascinant via le lien : https://amzn.to/3YOLHSR, et surtout à venir en discuter sur le groupe de lecture.
Peut-être aurons-nous bientôt la chance de rencontrer Gabriel Kerguelen pour partager, ensemble, ce vertige littéraire.
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